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Language:
Français
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Published:
2022-06-20
Words:
3,540
Chapters:
1/1
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1
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30

Tanuki-chan

Summary:

Une nuit, Wada Shimao, un employé de bureau japonais-américain, rencontre un tanuki.
Néanmoins, ce tanuki n'est pas ordinaire : Il a des pouvoirs de transformation comme ceux de la mythologie japonaise, et maintenant il veut lui rendre la faveur.

Notes:

Salut !
C'est la première fois que j'écris une histoire en français donc je m'excuse d'avance pour les possibles fautes d'orthographe ou fautes grammaires TwT
Cette histoire avait été écris en espagnol originalement, mais j'en ai traduit parce que je voulais faire un cadeau à mon prof de français pour lui remercier tout ce qu'il a fait pour m'enseigner comment parler cette belle langue :,3
J'espère pouvoir publier les version en anglais et en espagnol bientôt.

(See the end of the work for more notes.)

Work Text:

La cloche du bâtiment sonna marquant la fin d’une autre journée de travail. Comme d’habitude, Shimao se leva de son bureau rempli des papiers, lesquelles il mit dans son portefeuille hâtivement, et se dirigea vers son casier en bas pour retrouver ses affaires veste et chaussures1 qu’il faillait retirer en arrivant à la succursale. En chemin, il rencontra quelques collègues et seniors qu’il salua et félicita pour leur travail acharné de la journée, mais sans l’intention d’engager la conversation. Il avait retourné au Japon il y a peu plus de cinq ans après avoir passé la plupart de sa vie aux États-Unis et bien qu’il ait pu trouver un emploi dans l’entreprise de son père dans le cœur de Tokyo, il ne réussissait encore pas à s’adapter aux coutumes du pays.

 

Pendant qu’il sortait et gardait ses choses, son attention s’attira par un garçon qui s’approchait souriant vers lui.

 

—Wada ! — Il dit en lui tapotant légèrement son dos. —On va sortir s’amuser avec Miyamoto et les autres. Tu viens ?

—Ah, désolé, je suis occupé aujourd’hui. La prochaine fois, j’irai avec vous— Il tourna vers son collègue avec honte en fermant son casier.

—Allez ! C’est du vendredi ! Ou quoi ? Pas d’argent ?

 

Mon Dieu, il ne se rend pas, pensa Shimao. Il faudrait tellement qu’il retourne chez lui : il était épuisé et ne voulait rien d’autre que manger tranquillement puis se coucher. En revanche, ce garçon, Toshio, était bien charismatique et comme toutes les autres fois où Shimao lui rencontrait, il est terminé par accepter son invitation. En peu de temps. Il se trouva avec un groupe des autres employés en chemin du izakaya2 plus proche. Ils entrèrent à un établissement un peu dépassé et étroit, choisirent une des tables au fond et, serrés comme des sardines, le groupe firent la commande de la première tournée. Shimao se fit une promise mentale à lui-même : seulement une bière, et tu pars. Il se promit attendre que ses collègues soient distraits pour s’excuser poliment, toutefois, après la deuxième tournée, il se laissa abandonner dans l’ambiance du bar et décida qu’un coup plus ne lui ferait mal.

 

Il était plus de minuit quand Shimao commença le chemin vers sa maison. Le train n’était plus une option puisque le dernier était parti il y a peu de temps, c’est pourquoi Shimao n’avait pas un choix que retourner chez lui au pied. Il titubait en marchant et sa vue était floue cependant qu’il ait porté ses lunettes et de temps en temps le pauvre homme devait faire des pauses pour regagner son équilibre. Heureusement, la rue était complétement dépeuplée sauf pour les chats errants qui miaulaient. Personne ne pouvait lui juger et Shimao remercia aux dieux cet acte de miséricorde, et il leur remercierait encore plus que sa gueule de bois du lendemain ne soit pas si dure.

 

—Au secours ! Au secours ! —Une voix implora, si petite et lointaine que Shimao pensa qu’il l’avait imaginé. Il tourna sa tête cherchant qui pouvait avoir parlé, mais il ne trouva pas aucun signe d’une personne en danger. Déconcerté, il poursuivit son chemin, encore distrait, mais en oubliant de regarder en avant lui, il termina de trébucher sur un grand objet de métal qui fit un bruit retentissant.

 

Quand il ouvrit ses yeux, il put discerner qu’il était tombé juste à côté d’un sac-poubelle. Il chercha avec son regard l’objet qui était responsable de sa chute et, après avoir ajusté ses lunettes maintenant casées, trouva qu’il s’agit ni plus ni moins que d’une cage. Shimao s’approcha soigneusement pour en examiner ; la cage avait l’air d’être ceux utilisés pour attraper des animaux sauvages, mais ce qui lui surprit, c’est le fait qu’il y avait quelque chose dedans. Avec la lumière limitée des lampadaires, il put discerner que l’animal à l’intérieur de la cage était poilu— très poilu, en fait, et avait une queue si duveteuse qu’il était rond. Il approcha sa main à la cage et la mit dedans de telle façon qu’il fit peur à l’animal. La créature recula vers le coin opposé à Shimao et ce dernier se rendit compte qu’elle était terrifiée. En ayant tellement de la peine pour le petit animal, il essaya de distinguer son identité sans succès. Petit à petit, il commença à avoir l’envie d’en aider.

 

—Pauvre animal… — dit Shimao, sa tête encore embrouillée par l’alcool. —Ils vont sûrement le tuer ; mais tu mérites pas ça, hein ?

—Bien sûr que non ! —L’homme crut écouter, mais il en ignora rapidement pensant que c’étaient les bières qui lui faisaient penser ça.

 

Il examina la partie supérieure de la cage et trouva la poignée, y prenant fermement avec ses deux mains. De cette façon, en portant la cage et avec un verre de ses lunettes cassé, il continua son chemin vers chez lui. Dès l’instant où il resta devant la porte de son appart il réalisa ce qu’il avait fait : il avait pris un animal de la rue, possiblement de la forêt, avec lui, sans y penser deux fois ; il ne savait même pas s’il était inoffensif ! En jugeant par le poids, Shimao pourrait avoir sauvé un chien— ou un bien gros chat. Bref, chat ou chien, il se figura qu’il aurait besoin de l’eau, de ce fait pourquoi après être entré à son appart il chercha des restes du déjeuner et en mit juste devant la cage qu’il avait laissé dans son petit salon. Après d’aller une autre fois à la cuisine, Shimao retourna avec un peu d’eau dans une assiette. Il s’assit et attendit quelques secondes jusqu’à qu’il se rappela qu’il n’avait encore pas ouvrit la cage. En se profitant de compter avec plus lumière que dans la rue, il put finalement observer à l’animal : son pelage était en majorité marron, passant de beige à noir dans quelques parts, et sa forme ressemblait à là d’un chien ainsi que ses traits.

 

Bien que Shimao ouvre la cage, la créature se refusa à y sortir ; elle lui feula et s’abrita contre les barres de métal de son enclos comme si elle voulait s’en fusionner. Il sembla comprendre que l’animal, peut-être, se sentît menacé, donc il opta pour lui donner de l’espace. Shimao se leva en presque perdant son équilibre.

 

—J’te laisse de l’eau et de la nourriture là-bas. Mange quand tu veux…— Là-dessus, il se tomba dans les pommes sur le sol du tatami3 dans un profond sommeil dont il ne put pas se réveiller jusqu’à plusieurs heures après…

 

Shimao ouvrit ses yeux lentement, les rais du soleil en frôlant son visage. Il grogna, frustré à cause de son mal à la tête que lui affligeait incessamment. Il trouva son portable dans la poche de son pantalon et en dépila. L’heure était 8 h du matin. Merde, il pensa.

 

C’est à ce moment-là qu’une énorme panique prit le contrôle de son corps et Shimao se précipita frénétiquement pour se préparer pour aller au travail quand, soudain, il se mit à l’arrêt complet. Il vérifia son portable. Une vague de soulagement lui fit se tomber sur place, ses genoux faibles. Dans un autre jour, il serait en vraiment en retard, mais, par chance, c’était le samedi. Il poussa un soupir.

 

Maintenant, en sachant qu’il ne fallait pas aller nulle part, l’homme essaya se calmer un peu. Il était en train d’observer la chambre où il semblait qu’il s’eût endormi quand leur souviens de la veille commença à venir à l’esprit. Shimao sentit la couleur disparaître de son visage. Non, non, non, non ; ça n’a pas pu avoir passé—Même moi, je ne pourrais avoir à être capable de faire ça. Désespéré de nouveau, il, malheureusement, trouva la cage juste où il se rappelait en avoir laissé. Encore pire, il n’avait rien à l’intérieur. Il se leva le plus vite que son corps fatigué lui laissa pour chercher ce qu’il avait rapporté chez lui. Il ne dut pas beaucoup chercher, car glisser un peu la porte coulissant du salon suffi pour voir une petite boule de poil devant la télé (qu’était bizarrement allumée).

 

L’animal semblait dormi, alors il dut le contourner sur le point des pieds pour éviter en réveiller. En le regardant maintenant, il ne s’agissait pas d’aucun chien ; non, c’était un raton laveur, mais un super gros et poilu. L’autre chose que lui surprit fut le fait que son appart n’eût pas été en bazar comme Shimao aurait attendit d’un animal qu’il avait trouvé dans la rue : ses coussins étaient comme neuves, les parquets n’étaient pas égratignés, et tout semblait être en place. En regardant au raton laveur, Shimao réfléchit à ce qu’il devait faire dans ce cas.

 

—Réfléchis… Que dois-je faire, que dois-je faire ? En chasser avec un balai ? Non, c’est trop cruel… Appeler un exterminateur ? Bien sûr que non, il va terminer de le tuer… Et si j’y rapporte à la montagne ? Je devrais faire ça, au but du compte, il a dû avoir venu de là-bas. — Il jeta un regard furtif à la cage. —Il ne serait pas facile, mais si je réussis à le mettre dans la cage une autre fois, je pourrais peut-être…

—Ne me mets pas là autre fois, je t’en supplie ! —Soudain, une petite voix lui interrompit.

 

Les yeux de Shimao s’élargirent, abasourdi par ce qu’il venait d’écouter ; l’espace d’un instant, il sembla que le raton laveur lui avait adressé… En se tournant vers l’animal, il se réalisa qu’il était maintenant debout à quatre pattes et en fixant du regard à sa personne. Shimao se moqua avec incrédulité d’il même.

 

—Ça doit être mon imagination… —La voix parla plus forte juste après qu’il dit ça, mais cette fois, il put voir d’où elle venait.

—Je n’y entrerai plus ! Jamais !

 

C’était le raton laveur qui parlait.

 

Shimao revint en arrière précipitamment en se sentant plus choqué chaque seconde. Le raton laveur lui avait parlé ! Avec des mots ! Il se heurta sur le plan de travail et laissa son corps glisser en bas jusqu’à qu’il était assis.

 

—J’ai finalement pété un câble — Il dit en passant sa main dans ses cheveux noirs.

—He !

—J’étais complètement sûr que je n’avais pas dû avoir travaillé si beaucoup.

—Écoute-moi !

—Tout ce travail m’a rendu fou…

—Humain ! —Le raton laveur était allé en train de s’approcher vers Shimao, qui essayait se calmer futilement en inspirant profondément, et maintenant donna un petit coup de museau à ses jambes. Shimao fixa son regard aux yeux presque noirs du raton laveur. L’animal revint sur ses pas une fois qu’il confirma qu’il attira l’attention de l’homme et s’assit.

 

—Hum, hum. Bon, tout d’abord, je voudrais que tu saches que je ne reviendrai pas dans cette cage et j’y apprécierais que tu ne me forces pas à y entrer. Deuxièmement, je veux te remercier pour m’avoir libéré —. Le raton laveur inclina sa tête vers Shimao, qui retourna le geste après un instant de choc. Même après, il restait encore sans l’habilité de n’articuler aucun mot. — Alors, comment t’appelles-tu ?

—W-Wada Shimao… — il réussit à dire. Il avait tellement des questions qu’il voulait poser à l’animal. —D-dites-moi, comment est-ce que parles-tu ?

—Just comme-toi.

—Mais… ! Tout le monde sait q-que— ! Bref, que les animaux ne parlent pas !

—Eh ? — Le raton laveur était surpris. —Que je sache, j’ai toujours pu parler comme ça.

Shimao pinça l’arrêt de son nez. —Ce n’est pas possible qu’un raton laveur soit en train de me parler.

Ce dernier s’offensa avec les mots de Shimao et répondit avec un ton exaspéré.

—Je ne suis pas aucun raton laveur ! J’suis un tanuki4 et je m’appelle Ponta !

Shimao pencha sa tête, perdu.

—Tanuki ?

—Sérieux ? —Le ton de Ponta devient sarcastique. —T’es japonais, mais tu ne sais pas ce qu’est un tanuki ?

—J’ai habité aux États-Unis dès que j’étais petit… —il balbutia, —Il n’y a pas beaucoup que je me suis déménagé au Japon.

Ponta fredonna pensif. —Donc, t’es un étranger ?

—… Oui.

—C’est-à-dire, ne sais-tu pas que je peux faire ça ?

 

Tout de suite après, une bombe fumigène enveloppa entièrement Ponta, causant que Shimao tousse. Quand elle commença à disparaître de bas en haut, Shimao ne vit pas le petit tanuki, mais lui-même ; identique jusqu’au dernier détaille. Shimao, épaté, resta bouche bée avec la chair de poule. Son double regarda sa réaction, satisfait, assis avec les jambes croisées.

 

Pendant les minutes prochaines, le tanuki expliqua d’où il venait : son ancienne maison était le temple Shojōji trouvé en Tokyo et faisait part d’un clan tanuki très reconnu qui étaient doués naturellement dans l’art de la transformation et illusion des objets. Ils avaient dû quitter le temple après l’inauguration de la Tour de Tokyo, étant donné que sa construction avait résulté dans la destruction de la plupart de la végétation que leur servait comme maison. Les frères de Ponta prirent l’alternatif de se transformer de façon permanente en humains, mais il fut un des peu du clan qui avait insisté en maintenir la route tanuki. La veille, il était en train de chercher de la nourriture quand il termina d’être pris dans un piège que quelqu’un d’autre avait placé.

 

—En résumé— Ponta ajouta à son explication, — maintenant, je suis chez toi rassasié et ma soif désaltérée. J’te remercie ta bonté et techniquement, je te dois ; je suis disposé à t’aider avec tout ce que tu veux.

Voûté sur sa place, Shimao leva sa main. —Eh bien, hum…

—Quoi ?

—Attends, récapitulons depuis le début. —Ponta fit oui de la tête et Shimao prit une bonne respiration tout en essayant à tout comprendre. —Tu es un… tanuki ? Oui, un tanuki magique qui peut transformer en n’importe quoi, et… tu me dois ta vie ?

—Oui. Y a-t-il un problème ?

—N-non, non ! Pas de problèmes… ! Je crois… —ce dernier phrase, Shimao la dit de manière que seulement il en écouta.

 

Ponta croisa ses bras, son expression devenant un peu frustré. —Donc, as-tu quelque chose que je puisse faire pour toi ?

—Ah ! Je ne sais pas… —Il pensa à la proposition un peu avant de dire :

—Je suppose qu’il faut que j’aie à l’épicerie pour acheter de la nourriture, mais je n’ai pas d’argent. —Il rejeta l’idée avec une petite rire honteuse et fit un geste de la main dédaigneusement devant son visage. —Mais je ne crois pas que tu en aies ! De l’argent, je veux dire.

 Ponta sourit. —Ne t’inquiète pas ! Si t’as besoin de l’argent, je m’en occupe. —Il se leva et encouragea Shimao à lui suivre.

L’homme tituba et rattrapa Ponta dans l’entrée. —Où vas-tu ?

—À le magasin de proximité, bien sûr. T’iras avec moi.

Shimao fit un geste en se référant à l’apparence de Ponta. —Comme ça ?!

 

Ponta se regarda et réalisa qu’il ressemblait encore à Shimao. —Ah ! J’ai oublié ! —Il rit, et Shimao soupira. Ponta disparut dans une bombe fumigène autre fois et quand en dissipa, Shimao vit que la forme du tanuki tourna à celle d’un adolescent qui semblait avoir pas plus de 15 ans.

—Alors, on y va ! — Même sa voix s’écoutait plus jeune.

 

Encore abasourdi, Shimao réussit à trouver la volonté pour suivre Ponta, qui était déjà sorti de l’appart. Lorsqu’ils marchaient dans la rue, Shimao se sentait nerveux et n’arrêtait pas de lancer des regards à son accompagnateur. Ponta, en revanche, n’avait pas l’air d’être du tout préoccupé, comme si se mêler avec des humains était normal pour le tanuki. Quand ils arrivèrent au magasin de proximité, Ponta prit un panier, en donna à Shimao et lui dit :

—Achète tout-ce que tu veux. Je vais y payer.

Shimao lui regarda hésitant, mais termina de remplir le panier avec des plusieurs trucs quand même. Les deux firent la queue et Shimao se demanda à lui-même comment est-ce qu’un tanuki pourrait porter de l’argent. À cette étape de connaître Ponta, l’homme ne savait pas ce que le tanuki pût faire.

 

Malgré les doutes de Shimao, au moment de payer, Ponta donna à la caissière sept billets de mille yens. Au moment d’être sorti du magasin, Shimao cria :

—Incroyable ! Je ne pensais que tu aurais de l’argent— Pendant un moment, j’ai cru que tu allais tromper la caissière ou quelque chose de ce genre.

Ponta grogna en essayant d’arrêter de rire. Just quand il allait demander à Ponta pourquoi il avait réagi comme ça, Shimao écouta la caissière en colère derrière d’eux.

—Hé ! Vous, là-bas ! Revenez tout de suite et payez ce que vous avez acheté !

Ponta commença à rire aux éclats pendant que Shimao sentait le sang-froid. Ponta lui prit par son poignet et exprima haut et fort :

—On se casse !

 

Ils coururent aussi vite qu’ils puissent et après ; Ponta continuait se rire, mais Shimao semblait pouvoir courir grâce à un mélange de l’adrénaline et de la peur. À peine qu’ils arrivèrent chez Shimao, ce dernier se mit en boule.

—Mais— Mais qu’est-ce que t’as pris ?!

Ponta laissa sortir un rire haletant— Mais c’était amusant, hein ?

—Je suis sérieux ! —Shimao s’écoutait vraiment en colère. —Ça… Il n’a pas été marrant du tout !

L’homme frappa le mur avec son poing et fit une grimace de douleur. Ponta arrêta ses rires.

—Tu sais ce que nous aurait arrivé s’ils nous avaient arrêtés ?!

—Je n’ai jamais été arrêté dans le temps…

Shimao lâcha un grognement. —Tu sais quoi ? D’accord. Je ne vais pas te gronder plus. Rentrons à l’intérieur, d’accord ? Ponta ?

À ce moment-là, Shimao se rendit compte que Ponta semblait si extenué qu’il avait tellement des poches sous les yeux, presque noirs, et son visage état en nage.

—Ça va tout bien ?

Le tanuki essaya de faire oui de la tête, mais tomba à genoux, lâchant les sacs plastiques qu’il portait. L’illusion d’un ado disparut et un tanuki inconscient était étendu sur le sol à sa place. Shimao se précipita vers Ponta et lui retrouva avec facilité puisque son poids était ceux d’un chien de petite taille. Il ne prit pas la peine de retirer ses chaussures, il courut vers sa chambre pour vérifier l’état du tanuki, qui s’était endormi profondément. Après lui avoir examiné, tout semblait indiquer que Ponta s’avait évanoui comme résultat de leur fuite. Shimao se sentit soulagé, mais il ne put pas être vraiment calme jusqu’à que Ponta se réveilla.

 

Ponta lui regardait avec un air coupable sur le visage, comme s’il voulait s’excuser, mais ne savait pas comment. Shimao fut sensible au geste.

—Tu voudrais me dire quelque chose ?

—Rien de spécial…

Shimao sourcilla.

—Ok, ok, —dit Ponta —je suis désolé d’avoir donné à l’humaine du magasin des feuilles d’arbre transformées en argent et puis fuir.

Plusieurs questions se formulèrent dans la tête de Shimao, mais il ne remit pas en cause la déclaration de Ponta.

—Et quelque chose d’autre ?

—Je n’y ferai pas autre fois…

—Tu comprends que ce que tu as fait a été complètement irresponsable et très dangereux pour les deux, mais principalement pour toi ?

Ponta baissa sa petite tête et finalement et fit oui de la tête. Shimao sourit.

—Cela suffit pour moi. Je te pardonne.

Mais Ponta resta avec un air triste de honte cependant que Shimao caressa au tanuki doucement.

—Bon… —il dit. —Je crois qu’il faut que je parte. Je déplore tout ce qui est passé dans le magasin de proximité et je pense que je t’ai déjà causé des problèmes suffisants. — Il commença à marcher vers la porte d’entrée et Shimao observa comment Ponta assuma la forme humaine de l’ado d’avant. — J’y vais. Ciao.

 

Tout d’un coup, Shimao réalisa qu’il faudrait que si Ponta retournerait chercher ses aliments dans les poubelles de quartiers, et que s’il soit attrapé une autre fois, il, possiblement, n’aurait pas à personne pour lui aider.

—Attends —. Ponta s’arrêta et se tourna vers Shimao, mais sans lui regarder aux yeux. L’homme hésita avant de faire une proposition au tanuki. —Et si tu restes ici avec moi ?

Les yeux légèrement bridés de Ponta s’élargirent de peu en peu et sa main lâcha la poignée. Shimao continua :

—Je… J’ai vit seul depuis beaucoup d’années et ma vie n’est rien d’intéressant, mais… T’avoir rencontré a été un des expériences les plus incroyables dans ma vie. Je ne veux dire que tu dois te déguiser en humain tout le temps… Mais tu peux habiter chez-moi si tu as besoin d’une maison.

Ils passèrent les prochaines secondes en silence jusqu’à que Ponta se mit en pleurer ; mais ses larmes étaient accompagnées par un grand sourire, et Ponta se jeta sur Shimao et lui fit un câlin.

 —Merci, merci, merci, merci ! Merci beaucoup ! J’te promets que je vais me conduire très bien à partir de maintenant !

Shimao sourit. Il semblait qu’après tout, Ponta n’était rien qu’un gamin qui voulait une maison.

—Mais si tu vas rester ici, on devra établir des règles.

—Bien sûr ! Tout ce que tu dis, je le fasse !

—Alors, tu ne peux pas payer avec de l’argent faux.

—Eh ?! Pourquoi ?!

—Tu sais pourquoi.

Ponta fronça ses sourcils. —D’accord, je ne le ferais plus…

—Ok ! Allons manger, je meurs de faim. —Shimao dit en changeant le sujet.

Ce commentaire toucha Ponta, en lui faisant sentir comme part d’une famille. Il sourit et se laissa retourner à sa vraie forme pour aller droit vers la cuisine. Shimao soupira ; il venait de pratiquement se compromettre à s’occuper d’un animal magique qu’il avait rencontré par hasard. Mais, d’une manière ou d’une autre, il avait l’idée qu’il allait en réussir.

 

Notes:

Notes :
1. Au Japon, il y a l’habitude de retirer les chaussures avant d’entrer à une maison dans le but d’y maintenir sans impuretés physiques et spirituelles, et ça s’utilise dans les bureaux aussi.
2. L’izakaya (ou parfois écrit comme « isakaya ») est une espèce de bar japonaise fréquenté le soir.
Le tatami est un élément caractéristique des maisons japonaises qui recouvre le sol de certaines chambres (notablement ceux du salon). Il est traditionnellement fait de paille.
3. Un tanuki est un chien viverrin ou chien martre ressemblant aux ratons laveurs trouvés dans l’Europe ou l’Amérique mais qui est en fait un canidé. Ils sont souvent présents dans la mythologie japonaise et sont des créatures fantastiques qui trompent et se moquent des humaines avec des farces ou des illusions magiques.
4. Le suffixe « —chan » est utilisé au Japon comme une manière affectueuse pour se diriger aux enfants, la famille ou d’amis (ex. Chez moi, on appelle notre chien « Kou-chan » d’après son nom, Koutaro).