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Mr Winnfield et Mr Vega

Summary:

Jules et Vincent doivent aller récupérer la mallette d'un certain Marsellus Wallace, sauf que leur fillette de 4 ans Jessie a voulut les accompagner.
L'action du film se déroule de la même manière sauf que j'ai rajouté Jessie.

Notes:

La continuité du film, ses personnages et ses dialogues sont respectés, certains sont écrits mots par mots (oui je suis folle). J'ai voulut respecter l'oeuvre.
Les personnages et l'histoire ne m'appartiennent pas je les ais empruntés le temps d'une histoire...
Si vous n'aimez pas aucun besoin de le faire savoir et passez votre chemin.
Pour les autres bonne lecture et prenez soin de vous.

Work Text:

Récupérer la mallette de Marsellus Wallace était une mission simple pour deux tueurs à gages de leur espèce. C'est pour cette raison que Vincent et Jules avaient emmené leur fille unique, Jessie, pour lui montrer le métier.
Elle les avait suppliés si fort.
Vincent était d'accord, après tout il n'y avait aucune raison qu'elle court le moindre risque. Jules lui était mitigé, de un parce que sa fille et de deux parce que Vincent attendait leur deuxième enfant. Il avait peur pour lui. Mais bon il était là.
Il gare la voiture devant l’immeuble.

- Bon c’est ici.
- C’est là qu’on prend la valise ?
- Ouaip chérie.
- Bon je vais y aller, vous restez ici vous deux.
- Non, moi je veux venir.
- Tu sais que t’es drôle.
- Tu restes ici ! Vincent !
- Ouais compte là-dessus.

L’homme aux cheveux noirs sortit et fit sortir sa fille après lui. Jules soupira en souriant et ferma la voiture à clé.

- Vous aurez ma peau tous les deux.
- Ne t’en fais pas, il ne va rien se passer. Rassura Vincent en lui prenant la main.
- S’ils bougent un orteil je les tue tu m’as compris ?
- Ouaip.
- Et s’il y a le moindre problème…
- Je vais à la voiture, au bout de la troisième fois depuis ce matin j’ai compris, Jules, merci.
- Et moi je peux tuer les méchants ?
- Toi t’es trop jeune, chérie.
- Pas juste.

Ils montèrent dans l'ascenseur tout en parlant de Marsellus et de massage de pieds. Même leur fille se demanda le rapport de la discussion. Tous les trois se mirent devant la porte et toquèrent. Jessie avait des règles très simples, elle restait derrière Jules, dos au mur et face aux ‘’ennemis’’, Vincent lui devait également s’éloigner des gens et aller fouiller pour trouver la valise.
Ils firent donc irruption dans l’appartement. Il y avait trois hommes : un contre le mur, un allongé sur le canapé et l’autre assis à une table en train de manger un hamburger. Jules commença son petit discours.

- Je crois que nous avons un ami en commun, Marsellus Wallace. Votre commanditaire. Toi tu es Brennt ?
- Où va-t-il ?
- Ne t’occupe pas de lui.
Il continue son discours.

- C’est le tien ? Je peux. Waow c’est super bon. Vincent ! Tu veux essayer ?
- Pas faim…
- Je peux prendre ton sprite ? Pour rincer le tout ? Toi, tu pourrais dire à mon pote Vincent où est ce qu’on cherche ?
- Elle est…
- Toi tu parleras le jour où on t’aura sonné p’tit con.

Il lui indiqua où elle se trouvait et Vincent la trouva. Il en vérifia le contenu, la ferma et vint près du bar, attrapant son pistolet dans son pantalon, attendant le bon moment pour faire leur besogne.

- Ecoutez je ne suis pas sûr d’avoir bien saisi votre nom… Vous c’est Vincent. Mais vous?
- Je m’appelle ‘’si tu crois t’en sortir tu te fourres le doigt dans l’oeil’’.
- On avait les meilleures intentions pour Mr Wallace.

Jules tua l’autre mec sur le canapé.

- Excuse-moi je t’ai coupé à ‘’meilleures intentions’’... Oh tu avais fini. Alors à moi de rétorquer. Mr Marsellus Wallace de quoi a-t-il l’air ?
- Quoi ?
- Dis quoi. Je te met au défi de redire quoi encore une fois.
- Quoi ?
- Marsellus Wallace est-ce qu’il a l’air d’être une fiotte ?
- Non.
- Alors pourquoi tu as essayé de le baiser ?
- J'ai pas essayé de le... - Oh que si. Oh que si tu as essayé de le baiser. Oh que si. Et il se trouve que Mr Marsellus Wallace ne préfère baiser qu’avec sa femme Mme Wallace.

Jules récita son discours ; un passage issu du livre d'Ezéchiel, chapitre 25, verset 17 et les tua. Jessie ne dit rien, c’était une jeune fille sage et pleine de patience. Elle avait déjà vu ses parents tuer des gens, plein de fois auparavant. Bon la première fois c’était un accident…

- C’est lui ton pote ?
- Mmmhh ? Oh Vincent je te présente Marvin. Marvin je te présente Vincent.
- Tu peux lui dire de se taire, il commence à me gonfler.
- Marvin. Marvin. Marvin ! Arrête ça devient lourd.

Soudain, un autre mec, armé d’un gros pistolet, sortit de la salle de bain et les visa tous les deux. On voyait qu’il était paniqué et énervé.

- Je vais vous crever, ordures !!

Par pur réflexe, Jules passa son bras devant Vincent et ce dernier donna la main à sa fille. On entendit le bruit des balles mais aucun des deux ne fut blessé, elles les traversèrent tous les deux et atterrirent dans le mur derrière eux.

- Tu vas bien ? S’inquiéta immédiatement Jules en le regardant dans les yeux, avant de l’observer de la tête aux pieds. Vincent ?
- Oui oui… Mais qu’est-ce que…

Les deux hommes dévisagèrent l'homme devant eux et ils le tuèrent.

- Vincent regarde la taille de ce flingue, il est plus gros que le bonhomme… on devrait être mort mon pote.
- Ouais on a eu du bol.
- Non, non, non… ça n'a rien à voir avec le bol.
- Non peut-être pas.
- Ça c'est une intervention divine… Vincent, tu vois ce que je veux dire ?
- Ouais je crois, le bon dieu aurait arrêté lui même si je comprends bien.
- Oui ça c'est passé exactement comme ça, Dieu lui-même est intervenu pour arrêter ces putains de balles.
- Allez viens, il serait peut-être temps qu'on s'en aille.
- Arrête tes conneries, on plaisante pas avec ça. Ce qui vient de se passer ici c'est un vrai miracle.
- C'est des choses qui arrivent et on s'en tape.
- Faux. Faux. Tu sais que c'est le genre de choses qui n'arrivent pas comme ça.
- Tu souhaites continuer cette intéressante discussion théologique dans la bagnole ? Où en taule avec les matons ?
- On a vécu un truc miraculeux et moi je souhaite que tu le reconnaisse.
- D’accord c’est miraculeux. Alors on s’en va ?

Vincent lui faisait ses beaux yeux de chiot. Et ça marchait tout le temps sur Jules, tout le temps. L'homme aux yeux bleus donna la main à sa fille et partit.

- C’est bizarre mais ça arrive…
- Si tu veux pas voir tu peux jouer les aveugles et rejoindre les brebis mais moi j’ai les yeux grands ouverts.
- Tu pourrais m’expliquer ?
- C’est pas difficile à comprendre. J’arrête.
- Nom de dieu….
- Pas de blasphème.
- Tu rigoles ? Tu nous fais un vrai cinoche là !
- D’ailleurs tu vas laisser tomber cet emploi toi aussi.
- Pardon ?
- Papa, pourquoi maman ne devrait pas ….
- Jessie on discute entre grands ! Alors tu attends deux secondes.
- Tu veux que je démissionne ?
- C’est trop dangereux. On ne peut plus se permettre de risquer nos vies comme si on avait rien à perdre. Moi j’ai trop à perdre.

Jules prit la main de Vincent.

- Je ne veux pas prendre le risque de te perdre, tu es trop important.
- Jules… Tu es avec moi, il ne m’arrivera rien.
- Je sais et je suis ravi que tu le saches aussi mais… Je suis inquiet.

Jessie qui s'ennuyait vit une boîte sous le siège de son père. Elle l'ouvrit et découvrit un pistolet. Croyant que c'était un jouet elle se mit à se prendre pour un prendre pour une gangster elle aussi.

- Bon t'as bien aimé venir avec nous ?
- Ouais c'était trop bien ! On n'est pas morts parce que Dieu a dévié les balles.
- Évite de dire ça à ta maîtresse lundi.
- Avec quoi tu joues ? Demanda Vincent qui la voyait bouger depuis cinq minutes.
- J'ai trouvé ça….
- Non Jessie ! C'est pas un jouet.

Elle appuya par mégarde sur la gâchette la balle explosa la tête Marvin. Le sang gicla de partout, éclaboussant les vitres, les sièges en cuir blanc et les passagers. Tout devint rouge d’un seul coup;

- Oh merde !
- Putain. Des trucs de malade j'en ai vu mais alors là…

La petite se mit à pleurer à grosses larmes. Vincent, après avoir récupéré l’arme, lui prit la main et essaya de la réconforter du mieux qu’il pouvait.

- Non ! Bébé c'est rien. T'es pas blessée ?
- Non ça va… mais j'ai eu peur.
- Putain il est huit du mat et on se balade avec une voiture remplie de sang ! On va se faire arrêter.
- On a qu'à trouver une planque, on en connaît…
- On est à San Fernando Valley ! Marsellus l'aurait dit s'il connaissait une planque !
- Mais c'est pas mon quartier ici merde !
- Fais chier.

Jules n'avait pas besoin de ça maintenant, il s'était levé tôt pour aller chercher une mallette de merde tout en risquant la vie de sa famille a cause d'un connard qui n'avait pas pu… bref et là ils risquaient tous la prison parce qu'il n'avait pas attention. Il devait calmer le jeu parce qu'il ne voulait pas que Vincent s'inquiète, c'était pas bon du tout pour lui.

- Qu'est-ce que tu fais ? Demandait Vincent avec sa voix d'après dispute.

La voix d'après dispute de Vincent était celle-ci : petite, embuée comme s'il allait pleurer et un peu cassée. Jules détestait cette voix parce que ça voulait dire que Vincent s'en voulait et là il n'avait pas à s'en vouloir c'était pas sa faute.

- J'appelle un de mes potes à Toluca Lake. Si Jimmy dors encore ou s'il est pas chez lui on est dans la merde parce que je connais personne d'autre ici.
- Ok ok…
- Jimmy ! Hey comment tu vas ? Écoute moi et mon homme on est dans la merde, une sale affaire. On va passer… ok ? Merci mec à plus. C'est bon, Jimmy est ok pour qu'on aille chez lui.

Jules raccrocha et rangea son téléphone.

- Tout va bien se passer, d'accord ?
- D'accord.
- Dis moi que tout va bien se passer.
- Tout va bien se passer… tout va bien se passer.

Jules lui prit la main, la serrant fort. En déplaçant son index, il sentit son rythme cardiaque, déjà très rapide, accélérer. Jules était très fort pour déceler toutes les petites choses dont Vincent ne voulait pas lui faire part ; le rythme cardiaque qui signifiait s’il était stressé ou non, la fatigue dans sa voix et tout un tas de petits indices corporels que Jules avait appris à connaître.

- Vincent… tout va bien.
- Si on se fait chopper, on va nous arrêter et on…
- Personne ne se fera arrêter. Personne n'ira en prison dans cette voiture. Les autres on verra…
- Jimmy ?
- S'il devait aller en prison à notre place il ira.
- Jules…
- J'enverrai tout le monde en prison pour nous sauver, pour te sauver.
- Oh putain comment tu joues les romantiques.
- Je joue pas les romantiques.
- Oh que si.

Vincent rigolait donc c’est que tout allait un peu mieux, ça diminuait la tension déjà trop présente.

- Je vais nous sortir de cette situation. C'est juré.
- Je t'aime.
- Moi aussi.
- Et toi mon cœur comment tu vas ?
- Ça va. Le sang c'est salé !
- Crache Jessie crache !

Ils arrivèrent chez Jimmy dix minutes plus tard. Ledit Jimmy, en peignoir de chambre rouge, vint les attendre dehors.

- Nom de dieu… Murmura-t-il en voyant la voiture pleine de sang arriver dans sa cour.

Jules sortit, Vincent aidait Jessie à en sortir. La pauvre petite était couverte de sang, d’ailleurs ils l’étaient tous les trois. Jimmy les invita à entrer, mais en premier lieu il leur demanda d’aller se laver dans sa salle de bain.
Vincent assit Jessie sur le bord de l’évier et commença à la déshabiller. Jules lui donna un gant de toilette et il commença à la laver. Pendant ce temps-là, les deux hommes se lavaient les mains. Jimmy leur donna une robe à Bonnie pour remplacer ses habits dégoûtants. Vincent noua sa taille avec un foulard, ce qui donnait un rendu pas trop mal. La fillette alla sur le canapé. Il ne restait donc que Vincent et Jules dans la salle de bain.

- Va falloir y aller molo avec Jimmy… Il pourrait nous dénoncer.
- J’ai remarqué qu’il balisait en voyant Marvin.
- Mais comprends-le, on débarque chez lui à 8h du matin avec un cadavre. On est pas venus foutre la merde.
- Bon on fait quoi maintenant ?
- On passe un coup de fil.
- Ok, on retourne dans le salon et on fait ce que tu veux je suis d’accord.

Une fois retournés au salon, Jimmy leur servit une tasse de café à chacun en les informant que leur fille s’était assoupie sur le canapé. Jules pour mettre Jimmy dans de bonnes dispositions le complimenta sur son café.

- Si Bonnie rentre à la maison et voit un cadavre… Elle va demander le divorce. J’aimerai vous aider mais si ça doit me coûter le divorce c’est non d’accord ?
- Je suis totalement d’accord. Je demande qu’à appeler nos potes pour qu’ils viennent nous donner un coup de main. On est pas venus foutre la merde.
- Tu l’as déjà foutu ta merde qu’est-ce que tu crois ? Y a un téléphone blanc près de mon lit sers-t-en.

Jules se dépêcha d’appeler Marsellus qui lui dit de ne pas s’inquiéter, il envoyait Wolfe.
Et 9 minutes 37 secondes plus tard Winston Wolfe sonna à la porte.

- Bon toi tu es Jules donc toi tu dois être Vincent. Perdons pas de temps en salamalecs, on a un cadavre moins la tête dans votre voiture, dans votre garage. Montrez-le moi.

Winston alla voir toute la merde de la voiture. Puis ils revinrent dans le salon pour les explications. Jimmy lui servit un café.

- Très bien, vous nettoyez tout ce qui se voit. Au boulot les champions.

Winston vit l’enfant allongé sur le canapé. Jessie dormait roulée en boule en suçant son pouce.

- Je ne l’avais pas vue. Elle est adorable, c’est votre fille ?
- Oui, la notre. Fit Vincent en montrant Jules.
- Ah ok. Excusez-moi je n’avais pas compris. Au boulot.

Tous effectuèrent leurs tâches, après avoir récupéré les draps sombres dans l’armoire de Jimmy, Winston remarqua que Jessie était réveilée. Elle scruta l’homme élégant devant elle et sourit.

- Bonjour Monsieur, vous êtes comme mes papas ? Tueur ?
- Bonjour mademoiselle, et oui. Mais comment le sais-tu ?
- Même costume. Je commence à les reconnaître, Marsellus m’a dit que j’avais un grand sens de l’observation.

Winston s’agenouilla devant elle et lui sourit.

- Tu sais tu es très courageuse pour une fillette de ton âge. Au fait, quel âge as-tu ?
- Quatre ans. Bientôt cinq.
- Quand auras-tu cinq ans ?
- Demain.
- Tu sais quoi comme on ne se verra pas avant un long moment je vais te donner un cadeau. Tu es d’accord ?
- Bien sûr.
- Voilà… Dit Winston en fouillant dans la poche intérieure de sa veste de costume.
- C’est quoi ? C’est quoi ?
- Je vais te donner ceci. Dit-il en lui montrant un magnifique billet de 200 dollars. Tu sais ce que c’est ?
- J’en ai déjà vu mais mes parents m’ont dit que j’étais trop petite pour comprendre ce que c’était.
- Et ils ont parfaitement raison, ça s’appelle l’argent. Et c’est quelque chose que même les grands ne comprennent pas. Pour te faire simple, c’est un moyen d’échange.
- Donc grâce à ça je peux tout avoir ?
- Pratiquement.
- Je peux avoir votre voiture ?
- Pas avec ce billet, désolé chaton.

Alors qu’elle pavanait avec son beau billet vert, Jules rentra à ce moment-là, venant chercher des produits de nettoyage. Il remarqua immédiatement l’argent dans sa main.

- D’où tu sors ça ?
- De la poche de Winston.
- Tu l’as volé ?
- Non.
- Jessie Vega Winnfield !
- Je le jure.
- Elle n’a rien volé je lui ai donné.
- 200 dollars. On vous remercie mais c’est beaucoup trop, Mr Wolfe.
- Ne vous en faîtes pas, ça me fait plaisir. Vous irez le dépensez pour elle demain. Comme c’est l’anniversaire du chaton.
- Merci beaucoup.

Avant que Jules ne puisse sortir dehors, Winston l’appela.

- Dis moi Jules, Vincent il est… Il porte un bébé, pas vrai ?
- C’est exact. 6 mois aujourd’hui.
- Et tout ça, ça l’a pas trop stressé ?
- J’ai tout fait pour.
- Si jamais je dirais un mot à Marsellus pour éviter toute nouvelle mission pour lui… Du moins pour les 6 prochains mois.
- Mr Wolfe ça serait cool de votre part. Je voulais arrêter le métier et le faire démissionner avec notre nouveau bébé mais… C’est un têtu.
- Il a l’air. Prends soin de ta famille Jules, une merveille comme celle-ci est rare.

Jules regarda dehors et vit Jessie et Vincent jouer pendant que Jimmy tirait le tuyau d’arrosage.
Ouais il en avait de la chance et il allait tout faire pour les garder tous les trois.

- Hey Winnfield ! On attends plus que toi !

Il se dépêcha donc de les rejoindre dehors. Lui et Vincent se mirent sur la pelouse, Winston leur ordonna de se déshabiller rapidement pour qu’ils se lavent à l’aide du tuyau d’arrosage de Jimmy. Donc deux hommes à 9h du matin étaient en slip dans le jardin d’un homme qui les arrosait… Tout va bien.

- Je peux les arroser ?
- Mais oui, après tout je ne suis pas le seul qui doit rigoler.

Jessie se mit donc à arroser ses deux pères tout en rigolant. Une fois lavés, Jimmy leur donna des serviettes.

- Ils ont l’air… Ils ont l’air de quoi, Jimmy.
- Cons. Ils ont l’air de deux pauvres cons tous les deux.
- Elles sont à toi les fringues, connard.
- Gros mot papa !
- Oui mais il l’a mérité, ma chérie.

Donc ils allèrent à la décharge de voitures de chez Monster Joe pour y détruire la leur. Winston partit en leur offrant sa carte et une poignée de main. Vincent, Jessie et Jules partirent dans un restaurant afin d’y déjeuner. Ils s’intallèrent en banquette.
Ils eurent une conversation toute spontanée sur les cochons et les chiens et sur ce qu’il faut manger.

- Il faudrait qu’il ait 10 fois plus de charme que le cochon de Walt Disney.

Vincent éclata de rire en buvant son café.

- Tu mangerais un cochon charismatique, papa ?
- Pourquoi pas ?
- Tu étais sérieux tout à l’heure ? Tu songes as démissioné ?
- Oui Vincent. Pour moi ça c’était un signe. Il faut qu’on change de voie…
- Là, il faut que j’aille aux toilettes… Episode à suivre.

Jules l’observa partir, il surveillait toujours Vincent dans tous les lieux publics où ils allaient, il savait que Vincent attirait les regards, en même temps il était beau comme un dieu. Il n’était pas possessif ou accaparant… Bon ok si. Il était possessif et accaparant.
Soudain un homme blond accompagné d’une femme, moche, se leva et cria au hold-up. Ils mirent tout le monde au sol, monté sur le comptoir l’homme se mit à hurler comme quoi ils devaient mettre leurs porte-feuilles dans un sac poubelle.
Il s’approcha de Jules et Jessie tout en les pointant avec son flingue.

- Hé mec. Y a une enfant… Fais gaffe avec ta merde là.
- Met ton porte-monnaie là-dedans.
- D’accord, mais vise ailleurs.

Jules le déposa dedans. Le regard de l’homme se posa sur Jessie.

- Et la petite elle a quoi dans son sac ?
- Laisse le sac de ma fille tranquille.
- Et la mallette ?
- Elle n'est pas à moi.
- Ouvre-la.

Jules ouvrit la mallette devant lui, la lumière dorée s’échappa et vint frapper le visage du braqueur.

- C’est bien ce que je crois ?
- Mmmhhh.

Soudain, Jules ferma la mallette, attrapa le poignet du blond et pointa son arme sur sa tempe.

- Lâche-le !! Lâche-le !
- Dis à ta pute de la fermer ! Dis lui de la fermer !
- Tais toi lapin. Tais-toi !
- Maintenant tu vas lâcher ton arme et t'asseoir en face de moi. Tout de suite.
- Ne le tue pas…
- Personne ne tuera personne.
- Papa… Dit Jessie en venant se blottir contre lui.
- On va tous se comporter comme Fonzie. Vincent ! Non non ! Yolanda ! Tu pointes ton flingue sur moi, pointe-le sur moi !
- Il va crever s’il range pas son arme !
- Non ! Pointe ton flingue sur moi ! Sur moi Yolanda !

Jules craignait qu’elle ne panique et tire. Il ne voulait pas les tuer mais si elle continuait à menacer Vincent il n’aurait pas le choix. Alors il décida de calmer le jeu, il autorisa le blond et sa femme a repartir avec le contenu du sac poubelle, c’est-à-dire les portefeuilles des clients et le contenu de la caisse du restaurant. Mais en échange, les deux partaient en lui rendant son portefeuille à lui, après tout il y avait le billet de Winston dedans.

- Allez, tire-toi.

Le blond se précipita et prit la main de sa petite-amie pour s’en aller. Vincent s’agenouilla, accueillant sa fille dans ses bras.

- On y va ?
- Ouais. On y va. Dit Vincent qui passa Jessie dans les bras de Jules.

Les deux gangsters se dépêchèrent de partir. Arrivés à leur taxi, Jules ouvrit la porte et fit rentrer Jessie.

- On rentre à la maison ?
- Oui trésor. On rentre tout de suite.
- Enfin… On va dormir.
- On en a pour une petite heure avant de rentrer.

Le chemin du retour fut un peu long mais quand ils virent leur maison ils furent plus que ravis.

- Enfin de retour.

Le soleil se couchait sur leur maison. C’est une grande maison, au milieu de la forêt, paumée. Jules avait demandé à Marsellus de les héberger un peu loin pour éviter que certains de leurs ennemis ne viennent les chercher ici. Julia courut jusqu’à la porte et lui fit un câlin. Ils étaient partis hier de leur maison et avaient dormi à l’hôtel pour éviter d’avoir à faire une heure de route le matin.

Ils rentrèrent, éreintés.

Jules porta Jessie jusque dans sa chambre et la posa dans son lit. Il alluma sa veilleuse et s’en alla. Lorsqu’il descendit il tomba sur Vincent qui enlevait un morceau de crâne de ses cheveux. C’était fou comme même avec un pauvre t-shirt blanc Santa Cruz et en short bleu il était quand même beau comme un dieu.

- Tu veux qu’on aille prendre une douche ?
- Sans tuyau d'arrosage ?
- Promis. Viens mon bébé. Dit Jules en lui tendant la main avec un sourire.

Il l'emmena dans la salle de bain et le déshabilla. L'eau coulante sur eux était chaude et réconfortante. Jules prit le shampoing et frictionna les cheveux de Vincent, ils étaient si doux et soyeux malgré le sang de Marvin.

- Tu sens plus le sang, on a gagné !
- Je ne pensais pas que l’intérieur d’un humain sentait aussi mal.
- Moi non plus.

Jules rinça les cheveux de son amoureux et reposa le pommeau de douche en haut. Sa main gauche se balada sur la poitrine de l’homme devant lui. Vincent sourit et posa ses mains contre le mur en face de lui. Soudain, l'intérêt du plus grand se fit sentir.

- Déjà ?
- Te voir dans ton beau costume toute la journée, puis maculé de sang, puis nu devant eux sans que je puisse te toucher… Puis dans un short rouge moulant… Tu m’as excité toute la journée, fais pas genre que tu le sais pas.
- Jules… Je suis crevé.
- Je m’occupe de tout.

Jules arrêta l’eau sortit en premier, attendit que Vincent sorte et le prit dans ses bras en mode princesse.

- Qu’est-ce que tu fais ?
- Chut.
- Mais je…
- Chut !

Jules aimait prendre soin de lui de cette manière. Tout le monde connaissait Vincent l’arrogant et le téméraire, un peu rebelle, mais Jules le connaissait sous une toute autre facette ; un Vincent plus sensible, soumis et implorant. Il adorait ses deux personnalités, mais l’une restait sa préférée…
Il l’allongea sur le lit, alla éteindre la lumière de la salle de bain et ferma la porte à clé.
Les festivités pouvaient commencer…

- Maintenant tu es tout à moi… Murmura Jules.
- Tu me donnes l’impression de ne pas avoir fait l’amour depuis des années…

Jules l’embrassa. Il avait raison, cela ne faisait que deux semaines parce qu’il avait été en mission souvent et après il fallait s’occuper de Jessie… Ils n’avaient pas eu trop de temps ensemble.

- Je t’ai un peu négligé, bébé, ça ne se reproduira plus.
- Mais non… Tout va bien.

Vincent passa ses mains sur son visage.

- C’est moi ou le sang ça ajoute un côté… Sexy.
- C’est vrai que tu étais superbe maculé de sang, Vince.
- Tu étais pas mal non plus, Jules.

Le plus grand, au-dessus de Vincent, tout en l’embrassant langoureusement, fit glisser sa main gauche sur sa poitrine, sur son ventre et finit sur sa hanche. L’homme aux yeux bleus soulevait son bassin dans l’espoir de gagner un peu de friction mais l’autre le tint en place.

- Jules… J’ai besoin de…
- Je sais. Mais tu vas devoir être très patient…

Jules l’obligea à écarter les jambes plus largement et sa main se fit encore plus baladeuse. Plus intrusive aussi. Il caressa la virilité de Vincent de la manière dont il savait qu’il aimait ça.
Puis sans qu’il ne s’y attende, un long et fort gémissement sortit de sa bouche.
Encore… Je veux t’entendre… Plus fort.
S’il te plaît je…
Ouais ? Allez… Allez vas-y c’est ça…
Jules ! Oh putain !

Mais avant que quoi que ce soit n’arrive, Jules enleva sa main. Vincent soupira de protestation et retomba sur le matelas.

- Connard…
- Quel langage bébé.

Jules se pencha encore plus et embrassa son cou, son épaule, sa poitrine, son ventre…. Vincent tenta de se redresser mais le plus grand le força à rester allongé.

- Ne bouge pas.

Pour lui faire retenir la leçon, il enfonça tout doucement son petit doigt en lui. Le tortillant violemment pendant au moins une minute. Puis, sous les gémissements incessants de Vincent, il ajouta deux doigts.

- Jules… Je suis…
- J’adore….
- Q-Quoi ?
- Quand je te baise tu sais plus faire une phrase correcte. J’adore ça…

Soudain, sans que ni l’un ni l’autre ne s’y attendent, Vincent hurla de plaisir, Jules venait par accident de trouver la prostate.
Il voulait le faire attendre, le faire mendier… Mais les larmes dans ces magnifiques yeux bleus finirent de convaincre Jules qu'il voulait le faire jouir, brutalement, férocement…
Il sortit ses trois doigts après cinq minutes de torture de la prostate.
Vincent était épuisé, au bord des larmes, il ne pouvait rien faire à part attendre que Jules ait pitié de lui.

Sans prévenir Jules le retourna sur le ventre par les hanches et les lui souleva. Il n’aimait pas beaucoup cette position parce qu’il ne pouvait pas voir les réactions de Vincent mais c’était le moyen le plus rapide de les mener tous les deux à la jouissance.

Pour être honnête, la position préférée de Jules était celle-ci : Vincent chevauchant la bite de Jules sur lui, Jules le torturant un peu en lui maintenant les hanches en place lorsque celui-ci était proche de l’orgasme, et bien sûr les mains de Vincent attachées dans le dos par sa propre ceinture.
Ils ne l’avaient fait qu’une fois, dans un hôtel à New-York pour une affaire. La nuit la plus longue et la plus chaude de la vie de Jules. Il n’avait pas laissé une minute à Vincent pour respirer, il ne lui avait même pas laissé une minute les mains détachées.

Vincent gémit en ne sentant pas Jules derrière lui, l’autre homme étant obnubilé par ses pensées obscènes. Pour se faire pardonner cette attente, Jules le pénétra doucement et toucha directement sa prostate une dizaine de fois.
- S’il te plaît Jules… J’ai trop attendu… J’en ai besoin…
- Tu as été un bon garçon… Bravo bébé, tu vas y avoir droit.

Et là débuta l’acte en lui-même. Jules le pilonna sans pitié, sans s’arrêter un seul instant, sans rater la prostate. Vincent hurlait à pleins poumons, perdu dans l’extase de leur acte. Jules, sans lâcher ses hanches de sa main droite, mit sa main gauche sous son ventre. Il continua ainsi cinq minutes, puis Vincent hurla en jouissant. Il eut du mal à retrouver son souffle sachant que Jules n’avait pas encore fini.
Il jouit à son tour deux secondes plus tard, se cramponnant à Vincent de toutes ses forces.

Vincent s'effondra sur le lit, essoufflé. Il souriait et tentait de reprendre son souffle. Jules se baissa vers lui, enleva les cheveux de sur le visage de Vincent en embrassant son épaule. La nuit était fraîche ces temps-ci mais là tous suaient comme toutes les fois où ils faisaient l’amour.

- Putain tu es incroyable… Merveilleux. Tellement sexy et splendide et… j'ai plus de mots.

Vincent poussa un soupir d'acquiescement. Il n'arrivait même plus à parler, ça fit rire Jules.

- Je t'ai épuisé bébé ? Retiens bien que je suis le seul à pouvoir te faire ressentir ça. Tu es à moi, tu cries pour moi et tu jouis pour moi. Je t'aime et je prendrai toujours soin de toi.

Vincent sourit et serra sa main en guise de réponse positive.

- Je vais aller vérifier les serrures et voir si tout va bien. Tu peux dormir bébé…

C'était la routine de Jules, après avoir bien bien fatigué Vincent dans la chambre à coucher il allait vérifier toutes les entrées et issues de la maison et en faisait le tour afin d'être sûr qu'il n'y avait pas le moindre intru chez eux.
Ça le rassurait.

Lorsqu'il revint, Vincent dormait dans la même position qu'il avait avant. Il sourit et se mit derrière lui et passa une main autour de lui. Il s'endormit rapidement. Quelques heures plus tard, Vincent se réveilla, un cauchemar, il en avait souvent ces derniers temps. Il remua quelque temps et chercha la main de Jules dans le lit.

- Jules… Murmura Vincent.
- Oui ?
- J'ai…
- Je sais bébé, tu trembles. Un cauchemar… tu veux en parler ?
- Non. Je veux juste ne plus en faire.
- Ça finira par partir un jour. Viens là.

Déjà proche, Vincent vint se blottir contre lui. Jules caressait ses cheveux, bon dieu ce qu'ils étaient doux ! Sa respiration et ses tremblements se calmèrent, puis il se rendormit.

Le soleil frappait les yeux de Jules, il jeta un coup d'œil à l'horloge il était déjà 10h30. Mais en même temps, ils ont vécu une sacrée journée. Soudain la porte s'ouvrit en un fracas et Jessie sauta sur le lit.

- C’est mon anniversaire ! C’est mon anniversaire ! On va dépenser l’argent de Winston !! Allez !
- Déjà on dit bonjour.
- Bonjour papa et bonjour papa ! Allez on y va ! On y va !
- Elle tient cette pêche de qui ?
- Pas moi… Gémit Vincent en se remettant sous la couverture.
- Tu as bien dormi, bébé ?
- Ouais… J’ai rêvé de Marvin.
- Après ce que je t’ai fait hier tu rêves d’un autre homme ?!
J- e rigole, je rigole !!

Vincent s'est aperçu que sa voix était cassée et que son bassin (pelvis) lui faisait mal.

T'as la voix brouillée mon amour.
La faute à qui.

Jules passa sa main dans ses cheveux, les yeux bleus de Vincent s’ouvrirent et le cœur de Jules manqua un battement. Il était l’homme le plus heureux du monde et le plus chanceux. Il se redressa et posa son visage sur la poitrine de Vincent, le serrant puissamment contre lui.

- Jules ?
- Je t’aime Vincent, je t’aime, je t’aime, je t’aime…
- Je t’aime aussi.