Chapter Text
- OUVREZ LA PORTE ! s'écria le garde.
Des elfes traversaient les portes par centaines. Certains portaient des capes bleues tandis que les autres des vertes.
Tous les yeux des hommes se remplirent à nouveau d'espoir à la vue de cette armée alliée.
Le roi Théoden se précipita vers les deux elfes au-devant de cette armée.
- Comment est-ce possible ?
- J'apporte la parole d'Elrond de Foncombe. Déclara l'elfe blond
- Ainsi que celle de Thranduil de Vertbois. Déclara le brun.
- Autrefois, continua Haldir, une alliance existait entre les elfes et les hommes. A cette époque nous avons combattus et périent ensemble.
- Nous sommes venus honorer cette allégeance. Déclara Aglaron.
Aragorn se précipitait vers Haldir tandis que Legolas se précipitait vers son général. Tous deux serrèrent leurs amis dans leurs bras en signent de profonde gratitude.
Mais en serrant Aglaron dans ses bras, Legolas se retrouva face à face avec l'elfe rousse cachée derrière le général.
Tauriel avait beaucoup changée. Non pas physiquement, trouva Legolas, mais plutôt mentalement. Il ne lisait plus dans ses yeux la fougue de la jeunesse mais la sagesse forgée par les épreuves traversées.
- Elle se dirigeait dans la même directions que nous Altesse. Je lui ai proposée de se joindre à nous.
En effet, elle ne portais pas d'armure mais sa tenue de chasse habituelle très usée.
Legolas sortie de sa léthargie et franchit les deux pas qui la séparait de lui. Il l'a pris dans ses bras et la serra très fort contre lui pour lui certifier qu'elle n'était pas une illusion. Elle finit par répondre à son étreinte en lui enlaçant, à son tour, sa nuque de ses bras.
- Je suis désolé Legolas. Pour tous. Lui chuchota-t-elle contre son cou.
Il se détacha d'elle, la fixa avec des yeux glacés puis se retourna pour suivre son ami et le roi.
Tauriel baissa le tête de découragement.
Après la discussion avec le roi et les généraux sur la tactique à adopter, Aragorn et Legolas sortirent aider les préparatifs.
- Qui est-elle Legolas ?
Legolas se tourna vers son ami mais ne répondit pas tout de suite. Il aida les hommes a se préparer puis retourna vers Aragorn.
- Elle a été beaucoup de choses... Elle a d'abord été ma meilleure amie. Nous avons grandi ensemble puisque ma mère la recueillie lorsque ses parents sont mort.
L'elfe baissa la tête.
- Ensuite nous avons été amant puis fiancés. Continua-t-il.
- Que s'est-il passé dans ce cas ?
- Elle s'est enfuie la vieille du mariage. Je ne l'ai jamais retrouvé en 10 ans.
- Nous avons mis plus de 50 ans pour convaincre mon père ainsi que les conseillers qu'elle serait bonne pour le royaume. 50 ans... et le jour où nous pouvions être ensemble elle disparaît.
- Elle avait sûrement une bonne raison, Mon ami.
- oui c'est très probable mais elle aurait pu m'en parler au lieu de partir.
Aragorn sera l'épaule de son ami.
- Va lui parler dans ce cas et demande lui une explication. Elle est présente aujourd'hui.
Legolas hocha la tête et parti en direction de l'armée elfique.
- Vous ne manquez de rien ? Demanda le prince à Aglaron.
- Non majesté. Tous les hommes sont en places.
Ils parlèrent encore pendant plusieurs minutes avant que Legolas ne distingue la silhouette de son amante en haut de la tour.
- Excusez-moi. Fit-il avant de partir en direction de la tour.
Il monta les marches et s'arrêta dans l'embrasure de la porte.
- Je savais que tu viendrais me voir.
Il s'approcha puis s'accouda à ses côtés.
- Tu sais.. débuta Tauriel. Je n'ai jamais voulu, ni même souhaité, partir.
- Alors pourquoi l'as-tu fait après tout ce que nous avons affrontés ?
Elle baissa les yeux sans répondre.
- Je n'aurais pas dû venir... souffla le prince en se détournant.
- Ton père m'a obligée. Cria-t-elle. Ton père m'a obligée à partir avant le mariage.
Il s'arrêta nette.
- Ton père n'était pas comme tu le pense...
Elle se redressa et se tourna vers lui.
- Il est cruel, manipulateur et obtient toujours ce qu'il veut.
- Pourquoi n'es-tu pas venu me voir ? Chuchota-t-il.
- Parce que tu n'étais pas là !
Il fronça les sourcils.
- Ton père t'avais envoyé rencontrer les gardes d'Imladris pour récupérer Golum. Tu devais rentrer tard le soir et je ne t'aurais pas vu.
Il ouvrit la bouche pour parler mais elle le coupa dans son élan.
- Tu crois que je serais partie si tu avais été là ?! Par les Valars ! Tu crois, qu'après tous ce que j'avais combattu, que je serai partie volontairement !
Elle se passa la main dans les cheveux et le jugea du regard.
Elle souffla de déception et voulu partir mais Legolas la retient en lui prenant la main.
- Qu'est-ce que mon père ta fait ?
- Ce qu'il m’a fait ? A part me rabaisser, m'insulter et m'humilier ?
Il serra les mâchoires.
- Est-ce qu'il t'as frappé ? Osa-t-il demander.
- Non, jamais.
Il souffla de soulagement.
Elle se dégagea de son emprise et se dirigea vers la porte.
- Où vas-tu ?
- Je vais aider les gens dans le besoin.
- Non ! On a pas fini de discuter !
Elle leva les sourcils d'étonnement.
- Si, on a fini...
- Laisse-moi poser une question dans ce cas. Qu'une seule.
Elle s'arrêta et acquiesça.
- Quel chantage ou insultes t'as poussée à partir la veille de notre mariage ?
Elle écarquilla les yeux puis recula de peur.
- Je... non...
Elle voulut partir mais il lui attrapa la main in extremis.
- Arrête de me fuir, mon amour. Je ne veux que ton bien... Qu'est-ce que mon père t'a dit il y a dix ans ?
Elle ferma les yeux pour retenir ses larmes.
Son prince lâcha sa main pour prendre ses joues en coupe. Il essuya ses larmes et attendit qu'elle parle.
- Plus le mariage approchait plus ton père devenait odieux. Et puis la veille, il m’a attrapé par le bras et tiré dans une pièce vide. Il frappait les murs, soulevait les meubles et ma criait dessus si fort que tout le château a dû l'entendre.
Elle ouvrit les yeux et le regarda profondément.
- Il m'a posé un ultimatum. Je devais partir ou il ferait en sorte que ma mort passerait pour un suicide.
- Pourquoi ne m'as-tu pas retrouvé dans la forêt pour m'en parler ? Demanda-t-il après quelques minutes de silence.
Elle lui prit la tête entre ses mains et colla leurs deux fronts ensembles.
- Je ne pouvais pas prendre ce risque... Il n'y avait pas que ma vie en jeux, mon amour.
Il fronça les sourcils d'incompréhension.
- Il y avait aussi celle de notre enfant... Chuchota-t-elle.
Il s'écarta vivement.
- Notre enfant... Tu étais enceinte quand tu es partie !?
Elle hocha la tête.
Ils restèrent plantés là, immobiles. Legolas était figé de stupeur tandis que l'elfe rousse était figé de peur.
-Est-ce que... Est-ce que l'enfant va bien, lui aussi ?
- Oui...
Elle le regarda dans les yeux.
- C'est une fille Legolas ... Nous avons une fille.
Je l'ai appelée Lindïa.
- C'était le prénom de ma mère... sanglota le prince. Je... Merci... Tu peux me l'a décrire ? Je veux tout savoir d'elle.
Elle lui essuya ses larmes puis commença :
- La peau clair, les yeux bleus. Elle a juste pris mes cheveux, même s'ils possèdent quelques reflets blond, et mon caractère. Elle adore se lever au première lueur du jour pour observer le monde se réveiller. Elle est très maniaque et calculatrice, je me suis faite avoir plusieurs fois.. Je crois qu'elle tiens ça de ton père. Et elle déteste échouer, elle tiens ça de nous deux.
- Elle est parfaite ! Chuchota-t-il. Et où est-elle maintenant ?
- J'ai été recueillie par une colonie d'elfes dans les monts Brumeux, à l'ouest de Dol Gudur. Je l'ai élevé là-bas mais avant de vous rejoindre je l'ai déposée dans la demeure de Dame Galadriel. Je l'ai mise en sûreté. J'ai même accepté qu'ils l'emmène à Valinor en cas d'urgence.
Il poussa un long souffle tremblant en entendant ces mots.
- D'accord... Je pense avoir besoin d'un peu de temps pour assimiler tout cela.
Elle lui transmit toute sa compréhension à travers un regard.
- Est-ce que tu pourras me rendre un service à la fin de cette bataille ?
- Bien sûr..
- Est-ce que tu pourrais retourner à Greenwood pour aider notre peuple avec la bataille à venir et transmettre de mes nouvelles à mon père ?
- Je ne veux pas retourner là-bas sans toi !
- Écoute... On aura plus besoin de toi là-bas qu'ici.. Je sais que tu ne souhaites pas y retourner mais mon père ne te fera rien en sachant que tu es une excellente guerrière. Il aura besoin de toi... Plus qu'il ne le souhaiterait. Et... En plus... Je n'ai confiance qu'en toi pour aider mon père correctement... Je sais que tu n'hésiterais pas à le remettre en place si besoin.
Elle commença à comprendre son point de vue.
- D'accord... Je le ferai.
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Quelques jours après la libération de Minas Thirit un messager dérangea le conseil.
- Excusez-moi de vous déranger mais une personne aimerais parler au seigneur Legolas. Elle est très insistante.
Legolas se redressa lentement puis un sourire franc franchit ses lèvres.
- Si vous voulez bien m'excuser.
Aragorn et Gimli se regardèrent longtemps, leur regards remplis d'incompréhension. Ils savaient que son père n'arriverait pas avant quelques semaines et que leur ami n'attendait personne d'autre. D'un commun accord ils se levèrent en vitesse afin de suivre de loin leur vieil ami.
Legolas sortie d'un bon pas de cette salle étouffante et se précipita vers l'extérieur.
En ouvrant la porte il vit d'abord sa femme, dos à lui. Ses cheveux roux flamboyaient sous le soleil et ondulaient au grès du vent.
Il voulait l'observer encore pendant des heures mais le claquement de la porte l'a fit se retourner.
Il vit d'abord son sourire éclatant éclairé par des yeux verts pétillants. Il baissa les yeux lentement et découvrit sa fille au fur et à mesure.
Il découvrit d'abord ses cheveux roux, puis ses yeux bleu et enfin ses petites joues potelées. Elle avait l'apparence d'une enfant d'un an mais il savait qu'elle était bien plus âgée.
Il descendit lentement les marches qui le séparait de sa famille.
Ils se rencontrèrent au milieu du chemin.
Elle se pencha vers lui pour déposer délicatement ses lèvres contre les siennes.
Ils s'embrassèrent comme si le monde autour d'eux n'existait pas.
Ils durent se séparer quand la petite fille, dans les bras de sa mère, commençait à gesticuler entre eux.
- Regarde mon cœur, papa est là. Dit-elle à sa fille.
Il avança sa main puis prit celle de sa fille dans la sienne.
- Bonjour ma grande. Tu es encore plus belle que dans mon imagination. Tu ne me connaît pas encore mais je veux que tu saches que je t'aime très fort.
- Tu veux la prendre dans tes bras ? Lui demanda-t-elle entre deux larmes silencieuses.
Le prince tendit les bras et attrapa sa fille pour la prendre dans ses bras.
Lorsque Aragorn et Gimli ouvrirent la porte, il virent leur ami tendre ses mains et attraper une petite fille dans ses bras. Il l'a souleva religieusement puis la fit tourner dans les airs avant de la combler de bisous. Tous cela fit rire la petite à gorge déployée sous les yeux larmoyants de l'elfe rousse.
- Je ne savais pas qu'il avait une fille. Commença le nain.
- Non moi non plus...
Au bout d'une dizaine de minutes la petite famille se dirigea vers eux.
- Les amis, je vous présente Tauriel, ma femme et Lindïa, ma fille.
- Ainsi donc tu es marié et père. S'étonna Gimli.
- C'est un peu compliqué puisque mon père ne sait rien de tout cela. Et j'aimerais qu'il en reste ainsi jusqu'à son arrivée.
Aragorn serra l'épaule de son ami.
- Bien sûr, le secret sera bien gardé.
Il se tourna ensuite vers les deux dames.
- Je suis heureux de voir que tout est rentré dans l'ordre finalement. Vos retrouvailles au Gouffre de Helm s'était mal passées.
Tauriel lui sourit largement.
- Je suis aussi soulagée que cette guerre soit terminée. Nous allons pouvoir reprendre le cours de nos vie, enfin.
Ils discutèrent tous ensemble encore un moment puis Lindïa commença à s'agiter.
- On a tellement parlé que j'en ai perdu la notion du temps. S'exclama Tauriel. C'est déjà l'heure du repas du soir.
Les deux elfes s'excusèrent puis partirent en direction de leur chambre.
Elle commanda une compote pour leur fille et deux repas pour eux.
Une fois que toutes les personnes furent installées à table Tauriel tendit la compote vers son mari et lui demanda s'il voulait nourrir leur fille.
Les premières cuillères furent maladroites et très salissantes mais tout compte fait le prince était heureux de l'avoir fait. Il prit ensuite sa fille dans ses bras et marcha dans la chambre pour qu'elle fasse son ro. Une fois fait il l'allongea dans le berceau puis lui chanta une musique que sa mère lui chantait quand il était enfant.
Il s'éloigna de sa fille pour rejoindre sa femme déjà couchée sous les couvertures.
Il s'allongea à ses côtés puis se mit contre elle.
Il entoura sa taille de ses bras tandis qu'elle posa ses mains sur sa tête pour caresser ses cheveux.
- Tu sais... commença Tauriel. Quand j'ai été informée que vous attaquiez les portes Noires, mon cœur s'est arrêté de battre. Je me suis dit que je ne te reverrais plus jamais. Je me suis dit que j'aurais dû passer plus de temps avec toi que j'aurais dû venir te chercher il y a dix ans. Mon cœur s'est rempli de chagrin.
Il lui serra la taille pour l'inciter à continuer.
- C'est grâce à ton père que je suis là. Il m'a beaucoup aidé à surmonter tout cela.
- Tu as donc tenue ta promesse.
- Bien sûr que je l'ai tenue ! Je n'ai qu'une parole.
- Comment cela s'est-il passé ?
- Très mal au début. J'ai dû le mettre au pieds du mur pour lui faire comprendre qu'il avait besoin de moi. Puis il a commencé à m'humilier et m'insulter. Alors je lui ai fait comprendre que s'il n'arrêtait pas je partais et le laissait seul face à tous ces orques. Ce n'est qu'à partir de cet instant qu'il s'est adouci, je crois même qu'il commençais à m'apprécier.
- Vraiment ? Demanda-t-il en traçant des cercles sur son ventre plat.
- Il m'a soutenue quand j'ai appris que tu étais au Portes Noires en mangeant ensemble tous les soirs, en parlant de stratégie, en s'entraînant tous les deux... Il me faisait m'évader de mes sombres pensées.
Elle se glissa plus profondément dans le lit pour se retrouver face à son mari.
Elle lui prit le menton entre ses doigts.
- La prochaine fois que tu pars pour une mission suicidaire je te tue... Tu as compris ?
Il sourit puis l'embrassa chastement.
- Oui princesse, j'ai compris.
Elle se jeta sur lui dès que le dernier son eu franchit ses lèvres.
Ils s'embrassaient comme si leur vie en dépendait. Chacun se détendit dans les bras de l'autre, heureux d'être proche de sa moitié, enfin.
Ils s'endormirent après plusieurs heures de retrouvailles riche en émotions.
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Quelques semaines après la fin de cette bataille sanglante la stabilité reviens enfin au Royaume des Bois.
Thranduil pu enfin quitter son Royaume pour retrouver son fils.
Il arriva au porte de la Cité Blanche après plusieurs jours de voyage et monta jusqu'au palais situé en haut de cette étrange cité.
Lorsqu'il passa la dernière arche, il aperçut l'une des servante blonde occupée avec une enfant rousse en bas âge. La petite réussie à échapper au contrôle de sa nourrice et couru droit vers leur cortège. Il décida d'arrêter son élan et mis pieds à terre. La petite courrait toujours dans sa direction et ne semblait pas se rendre compte de la marche sur son chemin.
Thranduil anticipa la chute et se rapprocha afin de lui éviter une blessure.
Il la rattrapa in extrémis et la remis sur ses deux pieds.
L'enfant remis ses cheveux en place puis leva les yeux vers son sauveur encore accroupis à ses côtés.
Il resta à son niveau et la regarda avec douceur.
- Tu ne t'es pas fait mal ? Lui demanda-t-il.
Elle planta ses yeux dans ceux de Thranduil.
Il se figea instantanément. Elle avait les mêmes yeux bleue que lui. Un bleue cristallin et profond typique de sa famille. Il dévia son regard et nota ses oreilles pointus.
La petite lui répondit mais il était tellement sous le choc qu'il ne l'entendit pas.
- Où sont tes parents ?
- Ils sont là-bas, dit-elle en pointant les portes du château.
- Tu me conduit à eux ?
Elle hocha vigoureusement la tête et lui prit la main.
Ils partirent tous les deux en direction de la salle du trône suivit des conseillers et de quelques gardes.
Les gardes du palais ouvrirent la porte lorsqu'ils les virent arriver. La petite lui lâcha la main et courus vers l'assemblée assise autour de la table.
- Naneth !
Une elfe rousse se tourna vers le crie puis un sourire éblouissant étira des lèvres.
- Lindïa ! S'exclama Tauriel en la serrant dans ses bras.
Le cœur de Thranduil se serra quand il entendit le nom de sa petite fille.
- Que fait tu ici ? Comment es-tu entrée ?
La petite se tourna vers lui dans les bras de sa mère et le pointa du doigt.
- Ce messieur te cherchait toi et Ada.
Elle tourna la tête et se figea en serrant sa fille plus fort dans ses bras.
Une immense tristesse l'envahit lorsqu'il vit sa réaction en le voyant.
***
Legolas tourna la tête en même temps que sa femme et vit son père sur le seuil de la porte.
- Ada ! Il se leva et se précipita vers lui.
Ils se prirent mutuellement dans leurs bras.
- Je suis heureux de te voir en vie mon fils.
Il mit sa main contre son cœur en signe de remerciement.
- Je suis aussi heureux de te voir père. J'ai beaucoup de choses à te raconter.
- Oui, il semblerait, lui répond-t-il en regardant Tauriel maintenir sa fille contre elle.
Legolas se tourna vers sa famille et sourit.
- Vous l'avez appelé Lindïa... souffla-t-il pour que seul son fils l'entende.
- C'est Tauriel qui à choisit. J'ai découvert l'existence de ma fille pendant le voyage en direction du Mordor.
Le roi fronça les sourcils d'incompréhension
- Est-ce que je pourrais la prendre dans mes bras ? Lui demanda-t-il toujours aussi bas.
Son fils se tourna vers lui et lui avoua :
- Je suis pas sûr que Tauriel accepte mais je vais essayer.
En se dirigeant vers sa femme il s'aperçut que toute l'attention de la salle était concentrée sur eux.
- Peut-être reparler de tous cela après père... murmura Legolas. Je parlerai avec Tauriel et nous vous rejoindrons dans vos appartements.
Thranduil remit son masque royale froid et sans émotion tandis que son fils embrassa sa femme et la dirigea silencieusement vers la sortie.
- Ton père n'était pas sensé venir dans deux semaines, explosa Tauriel.
- Si mais apparemment le royaume s'est remis sur pieds plutôt rapidement.
- Je te préviens, il ne s'approchera pas de ma fille !
- Écoutes... Lindïa est aussi ma fille et en tant que tel j'aimerai te demander une faveur. J'ai promis à ma mère de laisser une deuxième chance à mon père, même si ce qu'il avait fait était grave. Elle ne voulait pas partir en sachant que nous nous séparions sans sa présence.
Il laissa flotter ses paroles
- Alors je te demande juste d'aller le voir. De le laisser parler puis on avisera après.
Elle baissa la tête puis acquiesça.
- D'accord... Faisons cela.
***
Ils rejoignirent Thranduil dans ses appartements vers la fin de journée.
Ses quartiers se trouvaient non loin de ceux d'Aragorn, tout en haut de la cité.
Tauriel rentra la première suivit de Legolas portant Lindïa, ils découvrirent le roi assis devant la fenêtre, son éternel verre de vin dans la main. En les entendant il se leva pour les rejoindre.
Il inspira pour prononcer la première phrase mais Tauriel le coupa dans son élan.
- Ce que tu m'as fait est inoubliable. Pour moi tu es encore ce roi froid et sans sentiments qui manipule tous ses sujets. Commença-t-elle en le fusiant du regard.
- Legolas a essayé de me convaincre que vous aviez changé mais je ne le crois pas.
Thranduil la fixait avec ce regard, un regard distant et sans émotion.
- Mais, continua-t-elle, je ne vous priverais pas de votre famille.
Elle prit sa fille des bras de son père et se tourna vers son beau-père.
- Je sais ce que c'est que de grandir sans famille et jamais je le ferai à ma fille.
Le regard de roi s'adoucit instantanément en entendant ces mots.
- Lindïa ? L'appela doucement Tauriel.
Elle s'accroupit puis posa sa fille par terre.
- Tu te souviens du grand-père que te parlait Ada ?
Elle hocha la tête.
- Il est venu te voir. Le messieur en face de toi...
- C'est grand-père Tanduil ?
- Oui ma belle, tu vas lui dire bonjour ?
Elle se tourna vers son grand-père puis s'approcha de lui.
Entre temps, Tranduil s'était agenouillé pour être à la hauteur de la petite.
- C'est vous le ada de mon ada ?
- Oui.
- Pourquoi vous n'êtes pas venu avant ?
- Parce que je ne connaissais pas ton existence.
Il continua.
- Tu as un prénom magnifique. Tu sais qui s'appelait comme toi ?
Elle secoua la tête.
- Ta grand-mère. Tu t'appelles comme ma femme.
- Et elle est où grand-mère ?
- Elle est pas là, elle partit au ciel bien avant ta naissance.
- Tu as dû être triste.
- Oui c'est vrai, je le suis encore parfois.
- Tu veux un câlin ?
- Oui j'aimerais bien.
Elle s'approcha puis enroula ses bras autour de son cou. Il enlaça à son tour sa petite-fille puis se releva avec elle dans ses bras.
Pendant ce temps-là Legolas s'était rapproché de sa femme et l'enlaça par-derrière.
- Tu vois ... Il ne pourrais jamais lui faite de mal. Laisse le se rattraper avec elle.
Elle laissa sa tête retomber contre l'épaule de son mari et soupira.
- Oui c'est vrai. Il ne lui fera aucun mal.
